• S.B.H

Peu importe la longueur de son sabre, si l'homme ignore la vertu


sabre : l’âme du guerrier

KEN

« le sabre est par essence l’âme du guerrier, une manifestation de la véritable nature de l’univers. Ainsi quand vous dégainez le sabre, c’est votre âme que vous tenez dans vos mains. Sachez-le, deux guerriers qui se font face en brandissant leur sabre sont comme des flambeaux, ils entrent ensemble, corps et esprit mêlés, dans un monde qu’il faut débarrasser du mensonge et du mal. Celui qui vient pour s’opposer à lui sur le Grand Chemin de la maîtrise du sabre permet au guerrier que la divinité inspire, de faire agir les Principes Universels. Il favorise l’harmonisation de tous les éléments du ciel et de la terre, du corps et de l’esprit, éternelles splendeurs. »

Maître Ueshiba

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Katana

Le Katana remonte au VIIe ou VIIIe siècle et ne se distingue du Tachi que par quelques détails infimes. Même si le terme épée de combat japonaise est courant, le Katana est un sabre qui se porte à gauche, glissé dans la ceinture, le fil dirigé vers le haut. Au moment de l'extraire, la main gauche saisissait le fourreau en le tournant obliquement vers l'extérieur et ce geste était considéré comme extrêmement agressif. Le Katana s'accompagne généralement d'une épée courte, le Wakisashi. Et l'ensemble constitue le Daisho. L'acier ou le fer utilisé pour la fabrication est de qualité supérieure compte tenu des ressources minières. La majorité des Katana sont en acier et fer assemblés moyennant les techniques de la province ou du maître forgeron. On avait recours aux méthodes Wari-ha, Suye-ha et Kata-ha pour les lames ordinaires. Le style le plus courant pour les Katanas de combat était le San-mai et à moindre mesure le Shibo-zume. Tandis que la méthode Nogi-hada était réservée pour les Katanas de prestige et de grande qualité.

Le Ken est le sabre, l'arme du Samouraï, le reflet de son âme, le garde de son corps. En aucun cas, le Samouraï ne se sépare de son Ken.

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Proverbes

Sabre et médidation ne font qu'un - Ken Zen Ichi Nyo

L'orgueil peut être comparé à la lame d'un sabre ; elle doit être aiguisée puis réintroduite dans le fourreau - HAGAKURÉ

Le sabre est l'âme du samouraï et l'âme du forgeron est dans la lame

Peu importe la longueur du sabre si l'homme ignore la vertu.

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Tout samuraï digne de ce nom se doit de connaître la différence entre le wakizashi et le katana. Tous deux sont des sabres (en japonais, ken) mais de longueur différente ; le katana est deux fois plus long que le wakizashi. Ensemble, ces deux sabres forment le daïsho, que seuls les samuraïs étaient autorisés à porter. Le tantô, quant à lui, est un mini-sabre (moins de 31 cm). Il nous est plus connu en tant que couteau de cuisine, même si à l'origine son usage n'était pas réservé à la découpe du steak…

Quelle que soit sa longueur, le sabre affiche toujours une belle courbure (ce n'est pas forcément le cas avec l'épée) et il ne tranche que d'un côté. Le samuraï l'utilisait volontiers à deux mains, la main gauche donnant de la puissance pendant que la main droite guidait la trajectoire. Sachez également que le sabre était le dépositaire de l'âme de celui qui le portait. Perdre son sabre était source de déshonneur. Moralité : si vous ne voulez pas passer pour un bouffon au moment de la bataille, ayez toujours votre sabre sur vous, et comme vos authentiques prédécesseurs nippons, n'hésitez pas à dormir avec.

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Traditions & Us et coutumes médiévales Japonaises

Chez un ami, un samouraï retire son katana dans la salle d’entrée et le place sur le râtelier prévu à cet effet. Chez un étranger, le samouraï pose son katana devant lui lorsqu’il s’agenouille sur le tatami. S’il est posé sur sa droite, de manière à ne pas pouvoir être dégainé facilement le samouraï affirme implicitement qu’il a confiance en son hôte. S’il la pose sur sa gauche, il laisse entendre qu’il se méfie de son hôte ou que ce dernier doit se méfier de lui. Si l’invité passe dans une autre pièce ou même dans un autre coin de la salle où il se trouve, il emmène son épée. Le wakizashi reste dans son obi, car il est trop court pour le gêner lorsqu’il s’agenouille.

Il est très impoli de poser le katana garde en avant, de manière à ce qu’elle soit face à l’hôte, car cela laisse entendre qu’il est trop maladroit avec cette arme pour s’en emparer et constituer un danger. Il est impoli de la part de l’hôte de porter des épées lorsqu’il reçoit un invité, mais elles se trouvent généralement non loin de là, sur leur râtelier.

Il est très impoli de marcher sur l’épée de quelqu’un au lieu de la contourner ou de la toucher sans la permission de son propriétaire. Les samouraïs dont les fourreaux se touchent par hasard dans les rues encombrées d’une ville dégainent souvent immédiatement et tentent de s’entre-tuer pour effacer l’insulte.

Lorsqu’un samouraï entre dans un théâtre ou dans le quartier des geishas, il laisse ses épées à l’extérieur (à peu prés comme un Occidental laisse son manteau au vestiaire avant d’entrer dans une boîte de nuit).

On parle quelquefois de l’épée d’un samouraï comme de son Âme. Son katana et son wakizashi sont généralement des dons de son seigneur, que ce soit directement ou par l’intermédiaire de l’ancêtre qui les a reçus à l’origine. Perdre son épée ou se la faire voler est une honte qui ne peut être effacée que par le suicide.., ou la récupération de l’arme.

Parmi les Buke, il existe une courtoisie spéciale dans le port et le maniement des deux épées, une marque de rang. Tous les hommes de la caste des Buke ont le droit de porter un Katana et un Wakizashi, le «Daito» et le «Shoto». Portés ensemble, cette paire d’armes est appelée le «Dai-sho»

Toute insulte faite à l’épée est une insulte au porteur de l’arme et ne peut être vengée que par l’utilisation de l’épée. Même toucher le fourreau de l’arme d’un Samouraï est une insulte entraînant un combat. Les rues surpeuplées peuvent alors se transformer en champ de bataille si deux guerriers, dont les fourreaux se sont heurtés quand ils se sont croisés, dégainent leur arme pour venger l’insulte.

Le Katana est porté dans la large ceinture du Buke. Quand il est porté sans intention d’être utilisé, le tranchant de la lame est orienté vers le sol. C’est un signe d’intention pacifique, car dégai­ner en «Iaijutsu», une attaque soudaine, est impossible avec l’arme dans cette position. Porter l’épée avec te tranchant vers le haut est la position normale d’utilisation. Prendre l’arme et la tour­ner en position de combat, en abandonnant la position «paisible», est considéré comme un geste de défi.

En entrant dans une maison, la courtoisie demande que le Samouraï retire le Katana de sa ceinture, toujours dans son fourreau, pour le laisser à l’entrée. Dans les maisons nobles ou riches, une servante attend à la porte pour recevoir les armes. Celles-ci sont rangées dans un râtelier spécial, et sont rendues à leur pos­sesseur quand il part. Dans une maison amie, un visiteur retira son Wakizashi quand il s’assoit face à son hôte, le posant à côté de lui. Dans une maison où la situation est plus tendue, l’invité garde son arme la plus courte.

En présence d’un Daimyo, seuls ses gardes personnels et ses fidèles les plus éprouvés ont le droit de garder leur Katana. Une des plus grandes marques de confiance qu’un Daimyo peut accorder est le droit de venir en sa présence en étant complètement armé.

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Le sabre

Le sabre japonais est intimement lié à l’histoire du Japon féodal, car il est le symbole même du samouraï. Il a subi de nombreuses transformations au cours de son évolution, pour donner un instrument remarquable par ses qualités.

En effet, le caractère exceptionnel du sabre japonais, par rapport aux autres sabres traditionnels que l’on peut trouver aux quatre coins du monde, réside dans le fait que les fabricants japonais ont su concilier trois notions opposées mais importantes pour faire un bon sabre, c’est-à-dire la rigidité, la robustesse, et la finesse de la coupe. La robustesse implique l’utilisation d’un métal léger mais solide, comme le fer, tandis que la rigidité et la capacité de coupe sont maximales avec l’emploi d’acier bien dur. Les forgerons japonais ont su harmoniser ces caractères pour donner un type de sabre remarquable. La fabrication traditionnelle d’un sabre japonais revêt une dimension religieuse très forte, car elle est ponctuée par de nombreux rites shintoïstes de purification que pratique le fabricant. En effet, le sabre, au Japon, possède un statut presque spirituel; il est sensé avoir une âme, qui lui a été insufflée par l’artisan, d’où l’importance de ces rites.

Ainsi, on dit que les sabres ne se comportent pas tous de la même manière. Celui qui les manie peut leur trouver un « caractère » bien spécial, déterminé en fonction non seulement du degré d’habileté du forgeron, mais aussi de son niveau spirituel. Il existe plusieurs types de sabres, variant par leur forme et leur longueur :

Le Tachi

Le Katana

Le Wakizacki

Pour les entraînements en club, on utilise généralement un bokken - un sabre de bois - de mêmes caractéristiques qu’un véritable sabre (outre son tranchant, bien sûr). Notons que cela ne signifie pas qu’il soit inoffensif, puisqu’il pouvait à l’occasion être utilisé en combat réel. Le Fondateur s’est énormément intéressé à la pratique du sabre dans l’aïkido. C’est surtout après la 2e Guerre Mondiale qu’il a développé cette pratique, alors qu’il s’était retiré à Iwama.

La connaissance du sabre est en effet très importante, car elle peut directement influencer la pratique à mains nues. Beaucoup de mouvements à mains nues sont issus de l’art du sabre, et une compréhension profonde de techniques, comme par exemple shihonage, ne peut se faire sans la perception d’une étroite liaison avec le mouvement d’un sabre que l’on tiendrait en même temps que l’on exécute le mouvement. Dans la pratique de l’aïkido comme dans d’autres arts martiaux, toute arme ne constitue qu’une prolongation des membres naturels du corps. Il en est de même pour le sabre, qui, bien intégré dans la pratique, revêt une dimension spirituelle importante.

Selon Maître Ueshiba, « le sabre est par essence l’âme du guerrier, une manifestation de la véritable nature de l’univers. Ainsi quand vous dégainez le sabre, c’est votre âme que vous tenez dans vos mains. Sachez-le, deux guerriers qui se font face en brandissant leur sabre sont comme des flambeaux, ils entrent ensemble, corps et esprit mêlés, dans un monde qu’il faut débarrasser du mensonge et du mal. Celui qui vient pour s’opposer à lui sur le Grand Chemin de la maîtrise du sabre permet au guerrier que la divinité inspire, de faire agir les Principes Universels. Il favorise l’harmonisation de tous les éléments du ciel et de la terre, du corps et de l’esprit, éternelles splendeurs. »

C’est également un excellent moyen pour se sensibiliser à la notion de maai et de deai, c’est-à-dire la gestion de l’espace-temps qui sépare les deux adversaires.

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"Le sabre est mon refuge. Chaque fois que ma passion menace de me submerger, je me force à retourner dans l'univers du sabre. C'est ma destinée, Otsu. Je suis déchiré entre l'amour et l'autodiscipline. Il semble que je suive deux voies à la fois. Pourtant, lorsque les voies divergent, invariablement je parviens à me maintenir sur la bonne... Je me connais mieux que personne d'autre ne me connaît. Je ne suis ni un génie, ni un grand homme."

Miyamoto Musashi à Otsu dans La Pierre et le sabre


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